Caméra subjective, un point de vue en toute subjectivité - mais sans a priori - sur le cinéma d'hier et d'aujourd'hui.
Colter Stevens se réveille en sursaut dans un train à destination de Chicago. Amnésique, il n’a aucun souvenir d’être monté dedans. Pire encore, les passagers du train se comportent avec lui avec familiarité alors qu’il ne les a jamais vus. Désorienté, il cherche à comprendre ce qui se passe mais une bombe explose tuant tout le monde à bord...
Duncan Jones poursuit son exploration des paradoxes spatio (Moon) temporels (Source Code) - il faut le dire - avec un certain brio. Certes, tout celà pourrait s'avérer anecdotique cinématographiquement parlant (bien que la mise en scène, sans génie, est solide) mais en réalité, le film, plutôt que se reposer sur les lauriers d'un mécanisme narratif sans surprises, va jusqu'au bout de son idée et privilégie l'histoire plutôt que des effets, certes présents, mais ellipsés au fil du récit. Du coup, on suit tout ça avec un réel plaisir car Jones dessine progressivement les contours d'une idée ambitieuse et palpitante, moteur d'un thriller d'excellente facture..