L'histoire du Premier ministre italien Giulio Andreotti, lequel a été élu sept fois au Parlement depuis 1946. Surnommé "l'Inoxydable", ou bien "Il Divo", Andreotti a été jugé en 1992, pour ses liens supposés avec la Cosa Nostra. /http%3A%2F%2Fa69.g.akamai.net%2Fn%2F69%2F10688%2Fv1%2Fimg5.allocine.fr%2Facmedia%2Fmedias%2Fnmedia%2F18%2F66%2F52%2F66%2F18951292.jpg)
Le film de Paolo Sorrentino est un objet séduisant bien que très malin.
A la manière d'un Oliver Stone (cf
JFK,
Nixon et plus récemment
W.), il dépeint avec brio une époque et un personnage à la manière d'un film de genre (ici, l'impressionnante interprétation de Toni Servillo évoque plus celle de Bela Lugosi dans
Dracula qu'un premier ministre italien) histoire de toucher un large public tout en multipliant les tours de force dramatique (les promenades d'Andreotti, le plan-séquence de la fête...).
C'est effectivement un film rythmé, musical, plus proche d'un opéra classique (la bande originale, est faite de grands morceaux de musique classique) que d'un concert de rock, c'est virtuose, le casting est superbe - il faut voir comment Sorrentino filme, à la manière d'un Tarantino, l'arrivée des ministres d'Andreotti ! - et le récit, fascinant. Forcément.