Pour se rapprocher de la clinique où leur fils malade d'un cancer est hospitalisé, les Campbell décident d'emménager dans le Connecticut. Ils ne savent pas que la charmante maison victorienne dans laquelle ils vont loger est un ancien dépôt mortuaire... /http%3A%2F%2Fa69.g.akamai.net%2Fn%2F69%2F10688%2Fv1%2Fimg5.allocine.fr%2Facmedia%2Fmedias%2Fnmedia%2F18%2F69%2F28%2F91%2F19060018.jpg)
Un film sans déplaisir est-il un film réussi ?
Pas forcément, comme le prouve
The Haunting in Connecticut qui se limite à gentiment extrapoler sur une classique histoire (vraie) de maison hantée. Un couple avec ses petits problèmes (un mari alcoolique et un fils malade du cancer...), une bien belle maison disponible pour une bouchée de pain, un passé inquiétant, etc. etc.
Peter Cornwell se prend pour Friedkin (décidément une référence) en tentant d'exploiter le filon de l'
Exorciste (l'entrée en scène du pasteur incarné par Elias Koteas est
symptômatique d'une imagerie écrasante) ou de
Shining (le final) mais même s'il est capable d'instaurer un climat inquiétant (on sursaute une ou deux fois, le climat est étouffant et la scène de spritisme est réussie), passé un pré-générique morbide (tiens, mais ça rappelle
The Others !) et quelques séquencettes angoissantes (un couloir sombre et une musique adéquate suffit), son film reste désespérément basique (bien qu'il tente de dynamiser l'ensemble avec quelques effets de styles trop présents). Pas un navet, loin de là, mais un film qui manque trop de personnalité pour réussir sortir de la reconstitution habituelle, c'est-à-dire éculée. Je reste une fois de plus sur mon
Exorciste (le seul film qui m'effraie encore à chaque vision, devant
Camping).