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Dénonçons tout de suite l'affiche, trompeuse : il s'agit d'une supercherie, car le plan est tiré de la fin du film et la scène en question, déjà manipulatrice, est maquillée en autre chose (ah, ce doigt retiré pour mieux former un poing rageur et ce brassard rouge ajouté...). La référence au Nazisme est évidente. Trop, même. Mais il ne s'agit que d'un argument commercial. Soit. Pour autant, le film ne va pas aussi loin qu'espéré.
Si le pitch est fascinant,
Die Welle est un échec. Échec intéressant, certes, mais échec quand même.
Tout ça sent le concept mal ficelé, rempli de tunnels trompeurs (après tout, une bonne partie de l'histoire repose sur les petits tourments de lycéens allemand façon
teen movie) servi par un scénario un peu pantouflard qui sous exploite un sujet en or.
Car, rien de plus classique, comme traitement : alcool, gangs, ado incompris, prof dépressif... Un peu léger comme origine du fascisme.
Plus intéressant est le personnage de ce prof qui lance une expérience, s'y laisse couler, reste lucide - même si la fin prétend, le temps d'un discours, le contraire - puis se laisse submerger... par la vague.
M'enfin, tout ça est bien forcé et sent un peu la leçon de morale. C'est le mécanisme qui était intéressant dans ce récit or
Die Welle l'expédie, le survole, pour se contenter d'en filmer la conséquence.
Conséquence que nous connaissons tous déjà, quand bien même l'origine en demeure mystérieuse...