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Contrairement à ce que pourrait laisser croire la bande-annonce (foutus montages !), Oliver Stone ne se contente pas de rire de George W. Bush. Son travail est plus subtil et, bien qu'on soit loin de
JFK ou même de
Nixon, ce
W. vaut le détour ne serait-ce que pour la performance de Josh Brolin, tout à fait stupéfiant en ex-président des États-Unis. Il en va de même pour Richard Dreyfuss, très inquiétant en Dick Cheney.
Quant à la mise en scène, elle est sobre et l'épisode du
bretzel (Bush s'était étranglé avec pendant qu'il regardait un match de foot puis avait perdu connaissance quelques instants) est juste survolé. Pas la peine d'en rajouter, à l'inverse d'un Michael Moore qui fouillait les archives à la recherche de la moindre vidéo compromettante...
Car Stone - gauchiste fini - ne cherche pas vraiment à ridiculiser George W. Bush (son passif y suffit) : il dépeint le portrait d'un
WASP qui a réussi dans l'ombre d'un père omniprésent qui n'a d'yeux que pour son frère.
Un président cowboy et rustre, certes, mais loin d'être aussi diabolique que ce qu'on a bien voulu nous faire croire car essenciellement manipulé par un entourage extrêmement néfaste (Dick Cheney, Condoleezza Rice, Donald Rumsfeld...) et dangereux.