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Fassbinder démonte, et ce, de manière sombre, le système des classes (le plus
fort sera toujours le plus
riche), ce
"mécanisme de l'exclusion sociale, celle qui amène aux camps de concentration et à la mort" (Frédéric Mitterand).
Et cette chute (un forain qui gagne à la loterie et termine plus bas encore que ce qu'il avait commencé), Fassbinder la filme de manière admirable, d'autant qu'il se frotte au milieu homosexuel et que toute maladresse aurait pu mettre à mal son propos (à ce sujet, les scènes
gay sont
succulentes).
Mais non : aidé par une mise en scène à la fois sobre, esthétique et intelligente (cf. la manière dont est filmée la séquence de signature du contrat par Fox, Eugen et ses parents, le tout en plan séquence très intelligemment cadré), le cinéaste produit un film moderne et vénéneux.
Et cet engrenage rappelle le Kubrick de
The Killing et surtout de
Barry Lyndon.
La dernière séquence, bien que d'une simplicité diabolique, est d'une force rare.