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Caméra subjective, un point de vue en toute subjectivité - mais sans a priori - sur le cinéma d'hier et d'aujourd'hui.

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Encarnação do Demônio de José Mojica Marins

Suite à une procédure administrative, le célèbre criminel Zé do Caixão (Coffin Joe) est libéré quarante ans après son incarcération. Retournant dans son ancien quartier, l’homme - accompagné de son fidèle serviteur Bruno - va le découvrir bien changé. Cela ne l’empêchera cependant pas de reprendre sa quête : la recherche de la femme digne de porter son fils, la femme supérieure…

N'ayant vu ni À Meia-Noite Levarei Sua Alma (1964), ni Esta Noite Encarnarei no Teu Cadáver (1967), ce 3ème film de la série des Zé do Caixao (Coffin Joe) était pour moi une découverte complète.
Entre série B - parfois bis... - et horreur hardcore (certaines séquences de tortures sont à la limite du soutenable, Marins faisant visiblement appel à des extrêmistes du piercing et de la suspension ; tout comme cette surprenante visite d'un au-delà, entre orgie et cannibalisme), le film est un curieux mélange, parfois indigeste,  parfois proche des pires folies d'un Jodorowsky (c'est dire le niveau de dinguerie !).
Et, bien qu'un peu long parfois, et pas toujours très bien interprêté - les déclamations hystériques de Coffin Joe (José Mojica Marins himself) finissent, à la longue, par fatiguer - on se laisse aller à suivre cette histoire très noire - mais pas sans humour - et limite malsaine, mais dont l'ambiance (aidée, en celà, par un choix intelligent d'extraits des films précédents) est parfaitement réussie.
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